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 Bérenger, étudiant pressé

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Bérenger

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MessageSujet: Bérenger, étudiant pressé   Mer 26 Oct - 23:32

Bérenger a passé son enfance au château d'Ambre et dans ses environs proches, de Rebma à Arden. Brillant élève, il a survolé ses études alors qu'il entassait les cours supplémentaires, curieux de tout et avide de tout savoir.

Bérenger apprécie son foyer, mais Ambre change peu, ce qui est grandiose mais aussi lassant à la longue pour un hyperactif comme lui. Depuis qu'il a passé la Marelle, Bérenger aime parcourir les ombres, fasciné par la diversité des paysages et des cultures en dehors d'Ambre.

Toujours habillé de couleurs vives, Bérenger est souvent vu à cheval, un magnifique alezan aussi roux que lui. Il passe souvent voir les oncles et tantes résidant à la périphérie d'Ambre : Gérard au port, Julian en Arden, Llewella en Rebma, au départ et à l'arrivée de ses expéditions en ombre. Durant ses séjours au château, il recherche la compagnie des rouquins : Bleys et Fiona, au cas où ils daigneraient lui donner un conseil pour ses recherches. Certains membres de la famille le comparent à un orage bref mais violent : il peut assaillir de questions, mais ne s'attarde pas.

Enthousiaste et toujours pressé, Bérenger déborde de projets, ce qui le rend difficile à suivre. Il peut partir explorer des ombres lointaines puis brutalement revenir pour expérimenter pendant de longs mois dans le laboratoire qu'il a installé dans les combles du château. Bérenger a toujours deux fers au feu, histoire d'avancer sur un projet quand un autre piétine. L'ennui est une sensation qui n'a jamais effleuré son esprit, toujours occupé. En fait, il semble ne pas savoir ne rien faire, et n'est que rarement vu aux fêtes d'Ambre.  

Toujours courtois, Bérenger reste toutefois évasif sur ses recherches. Il se porte souvent volontaire auprès des autorités du château pour toute tâche nécessitant de chevaucher, ce qui au fond est sa seule passion hormis ses études.
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Bérenger

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MessageSujet: Re: Bérenger, étudiant pressé   Dim 20 Nov - 19:25

Journal Avisé, Résumé Des Incidents Notables. Car il faut cultiver son J.A.R.D.I.N.

Afin d'approfondir mes compétences récentes de sorcier, je me suis dégotté une ombre de désir où l'expérimentation sera facile. Je me suis exercé pendant plusieurs jours à préparer et lancer les sorts les plus divers : combat, protection, déplacement, discrétion, sans oublier les effets cosmétiques. Mais malgré des débuts prometteurs, je commence à me lasser. La magie est certes puissante mais lente, et sa portée ne dépasse pas l'Ombre où je me trouve. De plus, je ne maîtrise pas encore l'art subtil de la conjuration. Du coup j'ai l'impression de courir à cloche-pied, ce qui n'est guère pratique, et ne permet pas d'aller bien loin.

Il me faut choisir mon prochain sujet d'étude, et le choix est difficile entre apprendre la Conjuration ou perfectionner la Marelle. Ces deux matières sont si différentes et si utiles l'une et l'autre que je n'arrive pas à me décider. J'ai l'impression de tourner en rond, ce qui est finalement prévisible en courant à cloche-pied !

J'ai besoin de prendre du recul, un conseil ou un peu de repos pourrait même m'être utile. Mais je ne suis guère doué pour me reposer alors que ma famille me trouve fatigant, ce qui est finalement un paradoxe amusant.

J'appelle mon cheval, le fidèle Rouxpoil, témoin muet de mes interrogations stériles, et je commence mon voyage de retour vers Ambre.

- Holà Rouxpoil, il est temps de rentrer au bercail !

Mes rimes sont toujours aussi nulles, voilà au moins une certitude avérée. Une deuxième vient immédiatement : utiliser la Marelle en chevauchant Rouxpoil est toujours un plaisir. Voilà qui me remonte vite le moral.

Afin de gommer le paysage désertique et rouge orangé choisi pour mes recherches, je rajoute petit à petit de la végétation, puis des animaux. Je m'efforce d'intégrer la vie exubérante caractéristique d'Arden.

J'arrive à l'orée d'une forêt quand Rouxpoil, qui a pourtant l'habitude de traverser les ombres, devient nerveux. C'est suffisamment inhabituel pour que je me montre prudent. Je croise plusieurs animaux : sangliers, oiseaux, qui s'enfuient affolés. Je n'ai pas le temps de m'interroger. Un craquement sinistre me fait sursauter.

Je calme Rouxpoil, et m'écarte prudemment. J'aperçois une paire de yeux jaunes dans les fourrés, puis une autre non loin. Un brouillard sombre suinte du sol, tandis que deux énormes loups surgissent et tentent de m'encercler. Ces créatures semblent faîtes de ténèbres, leurs griffes sont longues et acérées , et ils se pourlèchent les babines avec des langues démoniaques.

Je n'hésite pas et pique des deux. Rouxpoil fonce droit devant nous tandis que je commence une Descente aux Enfers afin de me débarrasser des deux loups démons. Mon coeur bat la chamade. Ces créatures semblent convoquées, et si je suis leur cible, leur créateur les a sûrement dotées de la capacité de me suivre en Ombre.

Bénie soit la Licorne de m'avoir donné un si fidèle destrier ! Seule l'endurance de Rouxpoil, lancé à plein galop, me permet de prendre de l'avance. Les loups s'avèrent plus rapides et plus rusés que je ne l'aurais crû. A plusieurs reprises, j'ai même l'impression qu'ils se fondent dans une ombre avant de ressortir d'une autre plus loin. Je commence à m'inquiéter sérieusement.

Mon intuition se révèle hélas rapidement exacte. J'ai beau changer d'Ombre, ces loups continuent à me traquer. La colère me saisit, je ne vais pas leur faciliter la tâche !

Je me dirige vers une ombre volcanique, et imagine un lac d'acide traversé par un fragile pont de verre. Un bref coup d'oeil derrière moi me permet de vérifier que j'ai toujours deux loups à mes trousses, mais j'ignore si c'est toujours les mêmes. Rouxpoil bondit sur le pont en galopant ; le craquement du verre me fait sourire, une de ces créatures est tombée dans l'acide. Bien fait pour elle.

Je dois vite trouver un refuge, et décide de me concentrer sur un parent capable de m'aider. Ma tante Florimel me paraît le meilleur choix : je me suis déjà rendu chez elle, sur l'ombre Terre, et elle dispose de chiens bien capables de croquer des loups.

A ma grande surprise, ma descente aux enfers aboutit pourtant près d'Ambre, sur une route se dirigeant vers une cité côtière. Je reconnais avec peine la citadelle blanche et ses flèches dorées sise au milieu de la cité. Je me trouve dans l'Ombre de Callistra, du cercle d'or médian.


Dernière édition par Bérenger le Dim 20 Nov - 23:26, édité 1 fois
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Bérenger

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MessageSujet: Re: Bérenger, étudiant pressé   Dim 20 Nov - 19:28

Journal Avisé, Résumé Des Incidents Notables. De passage à Callistra.

Je pénètre dans la cité. Heureusement, mon appartenance à la famille royale d'Ambre facilite grandement les formalités d'entrée. Je comprends rapidement pourquoi : l'ambiance est à la fête, et je reconnais facilement la Licorne, emblème de ma famille, sur les fanions accrochés aux murs.

La ville est bondée, mais je parviens à trouver une auberge munie de vastes écuries où Rouxpoil pourra se reposer. Le garçon d'écurie m'apprend que la cité est fort occupée par les préparatifs du prochain mariage royal. Je manque défaillir. Ma tante Florimel s'est décidé à se caser ! Par quel prodige... Je vais décidément de surprise en surprise.

Après m'être rendu présentable, j'arrive au palais. Une fois mon identité révélée, je suis conduit sous bonne escorte, prudence est mère de sûreté, dans une antichambre luxueuse. Mon attente est de courte durée. Ma délicieuse tante franchit la porte, et m'accueille avec effusion. C'est à dire que je suis pris par le col et soulevé de terre. De charmantes paroles s'élèvent de ses lèvres adorables :
- Si tu gâches ma surprise en parlant de ce que tu sais à qui que ce soit en Ambre, je t'arraches les parties génitales et je les fais frire. Compris ? Sinon, quel bon vent t'amène cher neveu ?

Ma tante se décide à me reposer au sol afin que je puisse répondre. Hélas, ces moments de tendresse sont trop rares dans notre famille. Je rassurai immédiatement ma tante sur ma capacité à garder un secret, et lui racontai en quelques mots ce qui m'était arrivé. Florimel me dit qu'elle allait envoyer une patrouille de forestiers vérifier s'il restait une piste, et m'invita au souper royal.

L'horrible piège des obligations familiales se refermait sur moi. Cependant, un repas officiel vaut bien mieux que de servir de repas à des loups démons, même pas de la famille !

Un peu plus tard, vêtu d'un costume de cour choisi par ma tante, j'affrontais avec dignité cette épreuve. Les plats étaient excellents, et sûrement testés en vue du menu du mariage. Mais l'étiquette était à peine supportable. Mes ambitions de devenir un jour sorcier de cour fondait comme neige au soleil.

Je crus mourir d'ennui. Heureusement, ma tante veillait sur moi, tel un ange gardien. J'étais assis à côté d'une jeune duchesse, fille d'un allié historique du roi. Florimel mise à part, c'était la plus jolie fille de la soirée.

Je plaignais sincèrement cette pauvre fille, qui devrait supporter toute sa vie une étiquette épuisante, et dont le mariage sera décidé en haut lieu sans tenir compte de son avis. Je lui avouais que seule sa présence rendait ce repas supportable. Je lui contais  combien Ambre étais bien plus une famille qu'un royaume, et je louais l'indépendance de mes tantes. Je finis par m'excuser d'être un médiocre courtisan.

Ma franchise la fit sourire, ce qui est déjà ça. Je commençai une discussion agréable avec cette demoiselle, aussi belle qu'intelligente, quand je ressentis le fourmillement caractéristique d'un début de contact par atout. Mon père, Bleys, me dérangeait au pire moment, comme à son habitude. Il m'invita à le rejoindre immédiatement, et tendis sa main.

Je présentais de nouveau mes plus plates excuses à la jolie duchesse, et en évitant de croiser le regard de Florimel, acceptais le passage.

Bien entendu, je n'allais pas tarder à le regretter.
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Bérenger

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MessageSujet: Re: Bérenger, étudiant pressé   Dim 20 Nov - 20:51

Journal Avisé, Résumé Des Incidents Notables. Tomber de Callistra en Scylla.

Ma première impression est de me faire renverser par une vague de chaleur écrasante. Je me trouve dans une vaste tente, où d'épais tapis recouvrent un sable rouge. Je suis observé par une jeune femme assise en tailleur sur un coussin, à côté de mon père. Sa chevelure auburn tirant sur le roux m'aide à comprendre son identité. Bleys me présente ma soeur, Clara, et m'invite à boire du thé.

J'ai à peine le temps de goûter un thé brûlant à la menthe poivrée que mes parents se lèvent, se couvrent le bas du visage d'un foulard et enfilent une paire de lunettes. J'ai l'impression d'entendre au dehors une tempête s'approcher. Mon père me désigne une caisse et m'invite malicieusement à m'équiper, sous le regard narquois de ma soeur. Je me prépare rapidement, et sors juste derrière eux.

Nous sommes au centre d'un camp composé de centaines de tentes. Au loin, une tempête de sable approche, parcourue de multiples éclairs. En plissant les yeux, j'aperçois une armée de dragons dorés au loin, qui s'apprête à s'abattre sur nous comme une nuée de sauterelles. Le camp s'affaire, des hommes enfourchent des pégases écailleux pendant que d'autres arment des balistes. Plonger un étudiant en sorcellerie qui sait à peine dans quel sens se tient une épée dans une telle galère, je sais de qui je tiens mon abominable sens de l'humour. J'échange quelques mots avec ma soeur alors que nous nous approchons d'un groupe de trois montures ailées, dont l'une est plus massive et davantage caparaçonnée.

-"Chère soeur, me permettez vous de vous accompagner ? Mes capacités de combattant restent hélas à désirer, mais je ferai de mon mieux pour ne pas vous gêner."
Ma sœur daigne enfin m'expliquer la situation.
-"Après tout, je dois bien m'occuper de toi, puisque je suis ta grande sœur. Les cavaliers volent en groupe de trois, associés à une baliste au sol. Les dragons tempêtes produisent de l’électricité en volant : le cuir de leurs ailes frotte le sable en suspension, du fait des battements. Ils se chargent comme un accumulateur puis déchargent l'énergie par leur queue - comme les hommes en somme - vaporisant tout ce qui les entoure, à l'exception de leurs congénères. Le rôle d'un escadron est simple ; il s'agit de les asticoter pour qu'ils se chargent plus vite, tout en les harcelant pour qu'ils restent peu ou prou au même endroit. La monture de tête gère la queue ; les deux autres la gueule et les griffes. Au point de limite, ils deviennent aussi lumineux qu'un générateur tesla, c'est là que les balistes interviennent. Les carreaux sont chargés positivement et sont attirés par la charge négative des dragons. Si le tir part trop tôt, en général le coup ne porte pas ou ne pénètre pas ; si le tir part trop tard, les cavaliers sont électrocutés".

Notre père nous attend déjà, juché évidemment sur la plus grosse des trois montures, l'air goguenard. La chasse commence. Ma sœur se place en premier devant la gueule d'une bête, et l'occupe en lui assénant des coups de son épée sur le museau. En même temps, Bleys passe sous la créature et la frappe pour la forcer à se retourner. A chaque revers, Clara en profite pour la frapper. Mon rôle, surveiller les griffes, est plus en retrait, ce qui me convient parfaitement. Tout se passe bien avec le premier dragon. Il devient de plus en plus lumineux, et Clara pousse un cri afin de me prévenir de m'écarter. Aussitôt, un trait volant se fiche dans le torse du dragon, qui s'écrase au sol.

Bien sûr, il faut continuer avec un deuxième, puis un troisième. La fatigue se fait sentir, mais je m'efforce de serrer les dents et de paraître le plus à l'aise possible. La quatrième bête est la plus retorse, et je me retrouve vite dans une position périlleuse, bloquée entre la bête de plus en plus lumineuse et une autre équipe de cavaliers. Je hurle à la cantonade.
-"Je décroche !"

J'entame une descente en piqué. Le carreau fuse. Mon cri a alerté ma sœur qui s'est également écartée. Un des cavaliers n'a pas eu ce réflexe : le carreau a arraché l'aile de sa monture. Quelques morceaux de chair tombent au sol, suivi par le pauvre malheureux qui s'écrase dans un hurlement.

Je retrouve ma famille au sol, fourbu mais en vie. Tels des fourmis dépeçant des carcasses de souris, les habitants du désert débitent les dragons : crocs, griffes, cuir, glandes... tout est récupéré.
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